Fête des mères : Le Cofed exprime sa solidarité aux mères et épouses des détenus politiques

Fête des mères : Le Cofed exprime sa solidarité aux mères et épouses des détenus politiques

Dans une déclaration faite ce dimanche 30 mai 2021, à l’occasion de la fête des mères, Simone Datte, présidente du Collectif des Femmes et parents des détenus de la crise post-électorale (Cofed) a une fois de plus attiré l’attention du pouvoir ivoirien. Sur l’urgence de la libération des détenus politiques. Pour Simone Datte, il est temps que le pouvoir donne des signaux forts, pour la réconciliation nationale. En procédant à la libération de ceux qui souffrent le martyr depuis des années. Pour des raisons politiques. Lire la déclaration intégrale de la présidente du Cofed.

Chris Odilon

Le Cofed voudrait se saisir de l’opportunité que lui offre cette journée dominicale solennelle de ce 30 mai 2021, pour souhaiter une joyeuse fête des mères à toutes les femmes de Côte d’Ivoire. Tout en le disant, le Cofed marque aussi un ancrage au sort des détenus politiques. En formulant particulièrement ce même vœu à toutes les mères dont les époux et autres proches sont encore en détention pour des raisons politiques. Pour le Cofed, si une telle occasion demeure un moment de joie pour magnifier la mère pour ses vertus, elle reste cependant un évènement festif au goût inachevé pour les mamans, les sœurs ou épouses des détenus politiques, dont les cœurs restent meurtris et ploient toujours sous le poids de la détresse, depuis des années. Du fait de l’injustice dont ils sont victimes. C’est pourquoi, loin d’être une ritournelle, le Cofed réitère pour la cause, l’impérieuse nécessité de procéder à la libération de tous les détenus politiques. Car pour tant de salive qui a coulé, pour tant de messages d’interpellations lancés, pour tant de débauche d’énergie en vue de voir les détenus d’infortune libérés, le Cofed engage une fois de plus le pouvoir à poser l’acte de la libération. Dont les effets vont être bénéfiques aussi bien à la réconciliation qu’à la cohésion sociale tant prononcées dans tous les discours. Par voie de fait, pour le Cofed, que cette fête des mères soit le début d’une prise de conscience collective au sommet du pouvoir, en faveur des prisonniers politiques qui n’ont que déjà trop payé, en plus, sous le sceau de la présomption d’innocence dont ils bénéficient légitimement. Et ils sont encore des centaines à payer ce lourd tribut.

Fait à Abidjan, le dimanche 30 mai 2021
Pour le Cofed
La présidente Simone Datte

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