Côte d’Ivoire : Le FPI se prononce sur la découverte de réserves pétrolières et gazières.

Côte d’Ivoire : Le FPI se prononce sur la découverte de réserves pétrolières et gazières.

La découverte de gisement pétrolier en ce début du mois de septembre 2021, a suscité la réaction de toute la classe politique dont le Fpi, la société civile et de citoyens lambda.

Pour le Front Populaire Ivoirien, cette découverte est <> mais a toutefois relevé son son inquiétude quant à la  » clé de répartition » entre le groupe ENI (90%), et l’Etat (10%). Cette  »clé de répartition  »suscite pourtant de fortes interrogations sur l’impact réel de cette découverte sur le quotidien de nos compatriotes. »
Et pour palier cet état de fait le FPI a, autres propositions, demandé à l’État de  »s’impliquer davantage dans les opérations d’exploration. », de créer urgemment  »un fonds souverain d’investissement qui mobiliserait des ressources financières adéquates pour jouer un rôle décisif dans l’exploration aux côtés de ses partenaires habituels que sont les grandes compagnies pétrolières mondiales. »

Pour rappelle, c’est en 2019 que l’Etat ivoirien a signé des contrats avec deux géants des hydrocarbures, l’italien Eni et le français Total, pour l’exploration de quatre blocs pétroliers pour un montant de 185 millions de dollars (164 millions d’euros).
Et deux ans plus tard, le mercredi 01 septembre 2021, la compagnie pétrolière italienne Eni annonce la découverte d’un gisement pétrolier dans l’offshore ivoirien sur le permis CI-101 à plus de 2 000 mètres de profondeur, à 60 km au large de la station balnéaire d’Assinie, non loin de la frontière ghanéenne.

La Côte d’Ivoire est un petit pays producteur de pétrole. Avec environ 34 000 barils/jour, elle est bien loin des 2,2 millions de barils du Nigeria ou même des 110 000 barils extraits au large des côtes de son voisin ghanéen.
Mais avec le potentiel du gisement que vient de découvrir le groupe italien dirigé par Claudio Descalzi ENI ,compris entre 1,5 et 2 milliards de barils de brut, des perspectives prometteuses s’ouvrent pour notre pays.

Ben Camarena Correspondant régional du Gôh

DÉCLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN (FPI) RELATIVE À LA DÉCOUVERTE DE RÉSERVES PÉTROLIÈRES ET GAZIÈRES

La Côte d’Ivoire et le groupe italien ENI viennent d’annoncer la découverte de réserves pétrolières et gazières évaluées respectivement à environ 2 milliards de barils et 2400 milliards de pieds cube.

C’est une bonne et grande nouvelle pour notre pays. Sans être encore un grand du pétrole comme peut l’être le Nigeria avec ses réserves de 37 milliards de barils, notre pays frappe désormais à la porte de l’OPEP. Cette découverte n’est d’ailleurs qu’une étape, dans l’attente des résultats des permis accordés à Total, Tullow Oil et à d’autres compagnies internationales.

Le communiqué du groupe ENI qui précise la clé de répartition, soit 90% pour ENI et 10% pour l’État de Côte d’Ivoire, suscite pourtant de fortes interrogations sur l’impact réel de cette découverte sur le quotidien de nos compatriotes.

L’exploration pétrolière est une activité à forte consommation de capitaux, bien souvent sans garantie de succès. C’est pourquoi lorsqu’une découverte est faite, le concessionnaire du permis d’exploration est remboursé de ses coûts. C’est après absorption de ces coûts que le surplus de production est partagé. Là réside l’explication du déséquilibre dans la répartition des fruits de la production pétrolière.

Cela dit, l’industrie pétrolière est une industrie particulièrement rentable avec un taux de rentabilité interne de 15% en moyenne, selon les chiffres indiqués par le cabinet Wood Mackenzie.

C’est pourquoi, le FPI engage l’Etat de Côte d’Ivoire à s’impliquer davantage dans les opérations d’exploration.

A cet effet, le FPI estime urgent la création d’un fonds souverain d’investissement qui mobiliserait des ressources financières adéquates pour jouer un rôle décisif dans l’exploration aux côtés de ses partenaires habituels que sont les grandes compagnies pétrolières mondiales.

Avec ces découvertes récentes et celles à venir, la Côte d’Ivoire a amorcé de manière inexorable sa marche vers la création d’un écosystème pétrolier de premier rang. Il serait dommageable de ne pas en faire un instrument de développement au service de nos populations.

Par ailleurs la production du pétrole et du gaz pose à long terme la problématique de l’impact des énergies fossiles sur l’environnement. Le FPI encourage donc le gouvernement à envisager en parallèle des mesures fortes dans le cadre du développement durable.

Fait à Abidjan, le 03 septembre 2021

Le Secrétaire Général et Porte-parole

Issiaka Sangaré

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