Côte d’Ivoire : Les planteurs de palmier à huile en grève de 72 heures « Si rien n’est fait, nous repartons pour barrer les routes»

Côte d’Ivoire : Les planteurs de palmier à huile en grève de 72 heures « Si rien n’est fait, nous repartons pour barrer les routes»

Les planteurs de palmier à huile ne sont pas contents.

Ils ont décidé de le faire savoir à travers une grève de 72 heures à compter de ce mercredi 1er décembre 2021.

Dans un préavis de grève dont copie est parvenue à KOACI, ces planteurs se disent déterminés à aller jusqu’au bout de leurs actions.

En effet, ces planteurs avaient déposé un préavis de grève depuis le 17 novembre 2021 auprès des autorités gouvernementales conformément à la décision prise le 11 novembre 2021 par les délégués.

Ces planteurs de palmier à huile réunis au sein de la fédération nationale des unions des sociétés coopératives des planteurs de palmier à huile de Côte d’Ivoire estiment qu’aucune action n’a été posée par les autorités ivoiriennes pour prendre en compte leurs revendications.

Ces planteurs de palmier à huile font savoir qu’en absence d’une décision forte, le prix du régime de palme pourrait être plafonné en décembre 2021 à 73.570 FCFA par tonne, soit au même niveau que les mois précédents alors que le prix à l’international (AIPH) calculé pour décembre 2021 est à 100.800 FCFA par tonne soit un manque à gagner de 27.230 FCFA par tonne.

Face à cette situation, les planteurs de palmier à huile décident d’observer une grève d’avertissement de 72 heures du mercredi 1er au vendredi 3 décembre 2021.

Pendant cette période de grève, les planteurs de palmier à huile font savoir qu’ils ne livreront pas leurs productions de régimes de palme et prendront les dispositions nécessaires pour empêcher toute activité de réception de régimes et d’évacuation d’huile de palme et d’amandes de palmistes par les huileries de palme.

À côté des prix à l’international non homologué sur le marché ivoirien, ces planteurs de palmier à huile réclament à l’État de Côte d’Ivoire des arriérés de neuf (9) mois que l’État leur doit.

Joint, M. Désiré Zoundy Esther, directeur exécutif de l’Union des Sociétés Coopératives des Planteurs de Palmier à Huile de la région de la Nawa (USCOOP-2PHN), affirme que le ministère du commerce est inexistant dans ce dossier et que les planteurs travaillent en dessous de leur coût d’exploitation.

« Qu’on applique le prix international et qu’on nous restitue tout notre argent et que l’État de Côte d’Ivoire nous dise à travers un document acté en Conseil des ministres pour nous dire comment on rembourse notre argent sinon nous allons barrer les routes », a fait savoir M. Désiré Zoundy.

Jean chrésus

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